Publicité in-game : les joueurs résistent encore - Tendances Com
Publicité in-game : les joueurs résistent encore - Tendances Com » By Florence BENARD » Post » Tendances Com
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A l’occasion de la nouvelle édition du Paris Games Week qui vient de se terminer, pourquoi ne pas faire un rapide petit point sur la publicité in-game (ou In-game advertising)? Aujourd’hui grand public, le jeu vidéo n’est plus réservé à un ensemble restreint de personnes, preuve en est le pourcentage de la population française qui joue aux jeux vidéos : plus de 63% en 2011*. Énorme.

Première industrie culturelle en France et dans le Monde, le jeu vidéo n’attire pas que des joueurs, aussi fans soient-ils. Avec près de 2,7 milliards d’euros de chiffre d’affaires rien qu’en France*, il attire aussi les publicitaires, et pas qu’un peu. La communication ou marketing ludique utilise le divertissement pour cibler un public de façon plus interactive.

Placements de produits, panneaux publicitaires, bannières, on trouve de tout désormais dans un jeu vidéo et le retour sur investissement pour une marque peut être assez intéressant, car suivre les faits et gestes des gamers sont possibles grâce au nombre de clics généré, ou encore au temps passé sur une publicité.

Généralement appréciées pour leur réalisme et destinées à concurrencer plus ou moins de façon frontale la télévision, les publicités dans un jeu vidéo semblent cependant laisser une majorité de joueurs français indifférents : un peu moins de trois joueurs sur dix se déclarent attentifs aux publicités ou aux produits sponsorisés introduits au sein des jeux vidéo (28% et 5% se disent très attentifs)**. Il y a donc encore beaucoup à faire dans ce domaine pour engranger toujours plus de parts de marché.

Certaines entreprises ont compris tout l’enjeu que représente ce nouveau type de publicité telles que Coca-Cola dans Resident Evil ou bien encore Philips qui a choisi d’intégrer en temps réel les insertions publicitaires de la marque dans l’environnement de 14 jeux. Maintenant, il ne reste plus qu’à convaincre les principaux intéressés et la partie est loin d’être gagnée.

Le marché, qui n’est plus si récent que ça, a encore besoin de se structurer pour répondre à la fois aux attentes des publicitaires et des consommateurs, ces derniers restant pour le moment assez hermétiques à ce type de marketing. Ils ne sont pas là “pour ça” et peuvent vivre comme une intrusion le fait d’être instrumentalisés, “parasités” à leur insu par des marques.

Le placement produit, qui paraît avoir plus d’avenir dans les jeux vidéos qu’une simple bannière par exemple doit encore composer avec les cibles réelles des jeux vidéos et leurs évolutions. Tout est donc encore possible pour cette niche à peine exploitée. Qui trouvera la clé pour s’imposer?

Pour en savoir plus, rendez-vous sur les sites du Syndicat National du Jeu Vidéo*, de l’Agence Française pour le Jeu Vidéo** et sur le blog du In-game Marketing.