Les drones, entre buzz et publicité | Tendances Com
Les drones, entre buzz et publicité » By Ayrton Salvador » Post » Tendances Com
Tendance com

 

Star Wars est de retour, et nous avons une grosse exclusivité sur l’épisode 7…

Non c’est pas vrai ! Par contre, nous allons vraiment vous parler de drones aujourd’hui.

Commençons cet article avec cette marque de nouilles russes ВОККЕР (dites « Wokker »). Grâce à une agence de publicité locale (Hungry Boys), cette marque de pâtes a trouvé une manière originale, voire stratosphérique de faire sa publicité : dans les airs avec des drones, devant des tours de bureaux à l’heure du déjeuner. Hungry Boys conceptualise cette démarche sous le nom de drone-vertising. A défaut d’avoir créé un réel buzz (juste 13000 vues pour la vidéo de présentation), le concept n’est pas passé inaperçu dans le digital.

Drone-vertising + Wokker from HB on Vimeo.

 

Ce n’est pas la première fois que les drones sont exploités à des fins commerciales. Souvenez-vous en début d’année 2014 (Janvier), Amazon présentait un nouveau mode de livraison par drone. Une idée révolutionnaire qui a pourtant disparu aussi rapidement que le buzz qu’elle a généré (14 millions de vues).

 

On se souvient également en début d’année (Février 2014) de Art Up, cette foire d’art contemporain française qui avait fait un reportage aérien de l’événement en réalisant un survol des exposants avec l’aide d’un drone. Pour autant, la vidéo a fait un vrai flop avec à peine 600 vues.

 

A peine quelques mois auparavant en octobre 2013, le Melbourne Business I-Drone expérimentait un drone muni d’un projecteur vidéo.

 

Après avoir énuméré les prémisses de ce robot, nous somme en droit de nous poser la question, y a t’il une utilité commerciale réelle aux drones ?

Il est trop tôt pour répondre malheureusement. Pour le moment, les drones sont un terrain d’expérimentation assez vaste. S’il faut admettre qu’un engin mobile suscite spatialement plus d’intérêt qu’une publicité statique papier, leur exploitation abusive peut générer une source d’intrusion et de pollution visuelle supplémentaire. Cela pourrait même générer une rancœur vis-à-vis d’une marque de la part des gens s’étant sentis agressés par les messages publicitaires véhiculés.

Par ailleurs, s’il est vrai que le concept de drone a eu à ses débuts un aspect novateur, aujourd’hui ces ovnis commencent à faire partie intégrante de notre vie quotidienne (Notamment via le Drone Parrot d’Apple) et passent plus facilement inaperçus. Les retombées de l’utilisation des drones diminuent inévitablement, d’où un impact viral réel mais limité.

Par ailleurs, à l’heure actuelle, les contraintes techniques, juridiques et sécuritaires d’un tel gadget sont très nombreuses et pèsent lourd sur la balance : un haut taux de crash, une propension à rester bloqué, des problèmes de détection d’obstacle, un détournement sans fil de l’appareil (problème de sécurité et de vol de produits), pas encore de système de livraison clairement défini, la nécessité d’une licence délivrée par l’aviation civile au delà d’une certaine attitude pour une utilisation commerciale (certains pays), la nécessité d’être contrôlé par un pilote enregistré, la contrainte météorologique (vent, averse, tornades – Sharknado 2 sort bientôt d’ailleurs).

On peut s’attendre à des turbulences dans la démocratisation de ces engins volants !

Pour résumer, exploitez ces drones pour susciter un peu d’attention, mais n’y consacrez pas tout votre budget de communication – un Community Manager solide maitrisant le newsjacking (donc formé par nos soins) a la capacité de créer un contenu tout aussi viral voire davantage, sans que cela engendre des dépenses supplémentaires.

Et vous, que pensez-vous de ces drones volants ? Y voyez-vous l’avenir de la publicité ? Y voyez-vous une nouvelle source de pollution visuelle ? Exprimez-vous dans les commentaires !