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Les advergames, un certain avenir, peut-être même un avenir certain.

J’ai joué à mon premier advergame il y a un an. Je travaillais alors dans une célèbre agence de communication (Havas Sports & Entertainment pour ne pas la citer).  Tous les jours, c’était le rituel, à l’heure du dej’  : « I AM PLAYR » de Nike. Le principe du jeu était assez simple, on incarnait un footballeur (avec une vue à la première personne) et on devait marquer le maximum de buts à chaque match pour devenir la nouvelle légende du football.

Au début, je n’ai vu que le côté jeu de l’advergame (j’étais alors naïf et innocent). C’était bien sympa, on comparait avec les stagiaires qui était le meilleur, qui valait le plus cher, etc. En y réfléchissant un peu plus, je me suis dit « Hé, mais c’est Nike qui fait ce jeu ! ». Et là épiphanie, I AM PLAYR est un advergame, contraction de « advertising » et de « game ». Et après avoir étudié le sujet, c’est clairement une des tendances pour cette année 2012. Mais l’advergame sera social ou ne sera pas.

Un jeu social, c’est un jeu au concept assez simple aux fonctionnalités sociales (opposition, interaction, palmarès…) qui se joue la plupart du temps sur les réseaux sociaux (comprenez sur Facebook).

Quelques chiffres :  118,5 millions de personnes jouent au moins une fois par semaine à des jeux sociaux en Angleterre et aux Etats-Unis, soit une augmentation de 71% par rapport à l’année 2010. Le secteur des social games se porte donc plus que bien, et 2012 devrait clairement confirmer cette tendance.

Prenons par exemple Cityville. Ce social game compte plus de 47 millions de joueurs actifs (soit la population de l’Espagne, avouez que c’est pas mal). A titre de comparaison, World Of Warcraft comptait un peu plus de 10 millions de joueurs en fin d’année 2011.  Certes, ces jeux, dans leurs contenus, ne sont pas comparables, mais la comparaison des chiffres peut être intéressante pour révéler le potentiel d’un advergame à caractère social.

Mais vous allez me dire « OK, c’est très bien tout ça, mais pourquoi une marque devrait développer un advergame social ? ».

Les bénéfices sont multiples, déjà en terme de sympathie, on aura tendance naturellement à se dire qu’une marque qui nous offre un jeu gratuit, c’est plutôt cool.  Après, pour jouer à ce genre de jeux, il faut s’inscrire. Qui dit inscription, dit mail, infos persos, etc. La marque peut donc récupérer une formidable base de données de manière assez simple. Elle peut aussi communiquer sur ses nouveaux produits dans son propre jeux (sur I AM PLAYR,  de nombreux modèles de chaussures étaient mis en avant). Mais c’est surtout en termes de notoriété que la marque a beaucoup à gagner.

La notoriété, le Saint Graal de la communication :  toute marque cherche à être connue (ou alors j’ai loupé un épisode) . Imaginons simplement qu’une marque arrive à produire un jeu qui connaisse le même succès que Cityville. 50 millions de personnes jouent à un jeu où la marque est mise en avant. Et imaginons le résultat « Citez-moi un équipementier sportif » « Nike ». Prends ça, adidas.

Le virage advergame social est à prendre, et il faut le prendre. Maintenant.

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  1. Les Advergames: un Certain Avenir? ou peut-être même un Avenir Certain? | MARKWEB - INFO - [...] http://tendancecom.com/les-advergames-un-certain-avenir-peut-etre-meme-un-avenir-certain, 6/10/2013 [...]