Adopte un mec, un tourne et manège 2.0 | Tendances Com
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Adopte un mec est un service rencontre, un peu particulier. Simon Durning responsable communication à de son lancement en passant par les résultats !

A vous de voir, c’est un beau modèle de lancement sur internet. On ne peut lui souhaiter qu’une longue vie et beaucoup de couple !

  1. Simon, peux-tu nous dire quel est le concept « d’adopte un mec » ?

AdopteUnMec.com est supermarché d’hommes sur internet, où les femmes viennent faire leur shopping. C’est donc le premier site de rencontre féminin. Les hommes qui s’y inscrivent sont relayés au rang d’objet. Et ils ne peuvent envoyer de message aux femmes tant qu’ils n’ont pas été ajoutés au panier, ce sont les femmes qui décident !

  1. Pourquoi un positionnement aussi décalé ?

On souhaitait proposer quelque chose de réellement différent sur le marché de la rencontre. La plupart des sites de rencontres sont froids, peu conviviaux… Et puis les femmes s’y sentent rarement à l’aise : une jolie fille peut recevoir entre 100 et 200 messages par semaine, c’est ingérable. Avec AdopteUnMec on propose quelque chose de plus jeune et plus sexy, où elles se sentent à l’aise et où elles ont envie de revenir.

  1. As-tu des retours expériences utilisateurs Mecs et Filles ? Leurs discours varient-ils ?

Dans l’ensemble tous nos utilisateurs sont très satisfaits et aiment beaucoup le concept. Bon on a quelques petits bugs qui trainent (le site est encore jeune et l’équipe restreinte) donc ça en énerve quelques uns. Mais on a beaucoup de messages d’utilisateurs qui font des rencontres et de couples qui se sont formés. Et ça ça nous fait super plaisir.

  1. Tendances Com’, tente de relater les tendances des stratégies de communication, pourrais-tu nous détailler le plan de lancement ?

Le lancement de site n’a pas été super évident, vu qu’on dispose de moyens très limités. On a donc fait les premières annonces sur un site communautaire privée créé par les 2 concepteurs du site. Et on a aussi fait une vidéo réalisée par un ami, alors que le site n’était pas encore ouvert afin de créer l’attente.
Ensuite on a fait en sorte que les utilisateurs soient amenés à envoyer des invitations à leurs amis par mail, afin de bénéficier d’avantages sur le site. Le bouche à oreille marchant très bien, on a aussi fait quelques événements auprès d’école de communication et de journalisme, et pas mal de soirées « branchées » sur Paris en guise de relations publiques.
On a également fait de la distribution de stickers (beaucoup plus efficaces que les flyers à mon avis), de t-shirts, etc…
Et la presse aussi a suivi. Au départ on a été pas mal contacté pour des télévisions, de la presse, sans même avoir envoyé le moindre communiqué de presse.

  1. As-tu fait du media de masse ? si non pourquoi ?

On a fait aucune campagne, en dehors d’un peu de pub sur Facebook. Tout simplement pour une raison de budget. Tout est fait en interne. Et même si on a été démarché par des agences (rp, web…) pour le moment on gère tout même. Personnellement je sais que j’aimerai bien de temps en temps pouvoir bénéficier d’un point de vu extérieur et de l’expertise d’une agence reconnue, mais on reste patient.

6. Il y a-t-il eu une version beta ? si oui, quel dispositif de Feed Back a été mit en place ?

Au tout début on n’acceptait que 20 inscriptions par jour afin de faire le gros du débuguage. Sur la droite de la page on avait deux boutons « signaler un bug » et « suggestions » avec un récapitulatif de ce qui avait été observé et des propositions faites et retenues. Par la suite, une fois que le site était présentable et suffisamment stable, on a ouvert les inscriptions à tout le monde, en laissant un mail support en cas de soucis technique.

  1. Peux-tu communiquer aujourd’hui sur le nombre d’inscrits ? Si oui combien ?

On communique assez peu sur le nombre d’inscrits car il est en constante progression (entre +1500 et +2500 par jour en fonction des jours de la semaine et des actions qu’on met en place). Donc si je sors un chiffre, au bout de 2 semaines il n’est plus valable. Mais on a dépassé la barre des 200 000 inscrits depuis quelques temps déjà, et on sait que la croissance sera plus forte dès qu’on aura débloqué plus de moyens (principalement grâce à la publicité)

  1. D’après toi qu’est ce qui explique une queue « effet boite de nuit » à l’entrée du service aux heures de pointe ?

Au tout départ c’était pour soulager les serveurs. Aujourd’hui ça permet surtout d’éviter d’avoir trop d’hommes online sur le site par rapport aux femmes, et de mettre en place un marketing de la de rareté. Un peu comme Nintendo avec sa Wii finalement !

  1. Qui sont tes principaux concurrents ? Meetic ? Facebook ? Attractive world ?

En fait on n’a pas tellement de concurrence sur notre tranche d’âge. Meetic est le leader incontesté de la rencontre, mais chez les 18/30 ans il n’a jamais vraiment réussi à séduire une clientèle (trop cher pour des jeunes je pense). Attractive World bénéficie aussi d’un joli buzz en ce moment, mais ils visent des internautes CSP++ uniquement, donc on ne se marche pas trop dessus.
Avec Facebook c’est plutôt une concurrence indirecte. Leurs modules de dating sont pas très pratiques et assez limités, et puis je pense que les gens inscrits sur Facebook n’y vont pas spécialement pour draguer.

  1. En quelque ligne, comment envisages-tu l’avenir de la rencontre en ligne ?

Le marché est aujourd’hui assez fermé. On a vu pas mal de site arriver dernièrement, qui essayent de piquer des parts aux gros leaders européens et mondiaux comme Meetic, Match et compagnie. Mais c’est très complique de s’imposer, et d’atteindre rapidement un seuil critique d’utilisateurs. Il faut des concepts forts, des cibles très spécifiques et assez importantes pour permettre des revenus suffisants. Je pense que la « gratuité » (rien n’est réellement gratuit sur le net) est un modèle qui doit s’imposer. Pour cela il serait temps que les annonceurs rémunèrent la publicité à sa juste valeur… Mais c’est un autre débat !